Guapo
&
Brakhage
Guapo + Brakhage, le Kab de l'Usine, 20 Juin 2004
Dans le cadre de la fête de la Musique, le Kab organisait un concert gratuit avec Guapo et Brakhage qui pratiquaient respectivement, je cite l'affiche du "Prog Noise" et du "Ambient Experimental". Alléchant.
Ouverture des portes annoncée à 21h00. Elles ouvrent enfin à 21h15. L'ambiance y est accueillante. La scène et la fosse encore vide, des lumières rouges illuminant les instruments et une musique ambiante plutôt reposante pour couronner le tout. On s'assied pour attendre que Brakhage arrive.
Les voilà enfin. Le groupe genevois
composé d'un ex-Seaplane Harbor et d¹un Brazen avec en guest
un membre de Knut s'installe. Les instruments sont pour le moins déroutants.
2 laptops (ordinateurs portables) et une guitare avec une douzaine de pédales
à effets (ou des trucs y ressemblant) occupaient la scène.
Les artistes arrivent. Les sons se succèdent, un battement intense,
rapellant un coeur nous prend aux entrailles. Les divers bruits tous plus
étranges les uns que les autres se posent sur la base sonore déjà
présente pour former un tout bruitiste à la fois universel
et intimiste. On prend plaisir à se sentir transporté par
cette ambiance invitant à la réflexion et à la remise
en question. La deuxième chanson arrive avec une boucle de guitare
répétée tout au long de la chanson à laquelle
s'ajoutent d'autres boucles progressivement, grâce à un outil
conçu pour. Les ambiances s'ajoutent peu à peu. On sent que
la poitrine tend vers l'explosion. L'émotion submerge nos sens. Puis,
les ambiances se retirent peu à peu pour laisser place au silence.
On aura droit à une troisième chanson et Brakhage se retirera
laissant le public avec un sourire pensif au visage.
Magnifique groupe à suivre de près!
Arrive alors Guapo. Une basse, deux claviers
et une batterie/percussion. Au début, je trouvais ça d'un
psychédélisme repoussant, puis au fur et à mesure on
se surprend à attendre la suite avec impatience. Les instruments
sont prenants. La basse nous prends aux tripes, les claviers deviennent
inquiétants. Les membres sont bizarres au même titre que leur
musique. Tout droit sortis d'un comic surréaliste américain
des années 50. On se sent rassuré lorsque, après un
"interlude" composé uniquement des 2 claviers, arrivent
la batterie et la basse, plus terre à terre. Pendant tout le concert,
on se sent transporté à la 4ème dimension. On souhaite
vite retrouver un élément nous ramenant à la réalité,
mais la musique continue.
Guapo est le psychédélisme à son apogée.
Avant la fin du concert, j'ai du partir pour des raisons personnelles. J'ai malheureusement raté un bon morceau de leur prestation.
On peut conclure en disant que ce fut une soirée extraordinaire et que l'entrée soit gratuite est étonnant pour la qualité des 2 groupes présent. Merci le Kab!
Santiag