Gotan Project
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La revancha del tango

 

Vous aimez le côté impertinent du tango?
Vous aimez la classe dégagée par l'éléctro?
Alors Gotan Project est pour vous (Vive TV-Achats...^^)!
Premier opus de ce groupe franco-argentin (enfin, ce sont des argentins basés à Paris), La Revancha del Tango est un de mes coups de coeur de l'année 2001 (ben ouais, il commence à dater).

Pour cet album, il m'est impossible de faire autrement que de décortiquer l'album chanson par chanson pour ne pas tomber dans la généralisation.

On commence l'album avec Queremos Paz. Chanson un peu répétitive sur laquelle je ne m'étalerais pas plus.

Continuons avec Época, un petit bijoux. Elle débute avec une mélodie jouée aux violons avec un fond de violoncelle. Arrive alors la voix. Une voix de femme, très sensuelle, envoûtante, presque rauque à certains moments. Suit alors un petit solo de bandonéon (petit accordéon utilisé pour jouer du Tango). Le bandonéon continue alors sur toute la chanson et donne quelques notes d'amertume. Se rajoute vers la fin un piano qui joue quelques accords clairs pour conclure en beauté.

Suit alors Chunga's Revenge. Une ligne de basse qui ne change pas tout au long de la chanson, quelques violons par-ci, par-là, quelques notes de piano et surtout une voix magnifique. Cette chanson se distingu cependant des précédantes par une voix masculine, chaleureuse, qui récite son texte avec un certain charisme. Très belle chanson.

C'est au tour de Triptico à présent. Certainement la chanson la plus éléctro de tout l'album. Le synthé présent tout au long de la chanson en est la cause. Quelques petits solos de guitare presques jazzy, de bandonéon, de piano qui rendent cette chanson très vivante, très moderne. Conclusion par un crescendo de violons.

Vient à présent Santa María del Buen Ayre. Une de mes préférées. La même voix fémine d'Época revient, mais, cette fois-ci, réléguée au deuxième plan par la voix masculine de Chunga's Revenge qui récite à nouveau son texte avec le même charme qu'auparavant.

Una Musica Brutal arrive alors. C'est ici que le mot "impertinence" prend son sens. Ces violons presque défiants laissant presque la voix sans importance. Au risque de me répéter, une de mes préférées.

Continuons avec El Capitalismo Foraneo. Je la trouve assez ennuyante par rapport au reste de l'album. Je m'arrête ici.

Suit alors Last Tango in Paris. Jolie chanson qui me fait penser plus à de la lounge qu'à du Tango. Pas besoin d'en dire plus.

C'est au tour de La del Ruso. Ma favorite. Ici, ce n'est plus du Tango, mais bel et bien du Folkore argentin. Le bombo (percussions) qui accompagne tout le long la chanson avec ces sonorités sourdes donne une ambiance particulière. J'aime beaucoup les morceaux de guitare et la fin au piano. A retenir.

On conclut par Vuelvo al Sur. La chanson la plus triste de l'album. Les paroles (en espagnol) expriment un certain déracinement douloureux qui se ressent tout au long de la chanson. Très belle.

Pour finir cette chronique, je dirais que de cet album se dégage une ambiance fabuleuse, apaisante et exaltante, claire et sombre par moments, parfois répétitive ce qui peut mener à une lassitude assez rapide.

Note : 8.5/10

Santiag

©2004 by Santiag

 

 

 

 

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